novembre 17, 2025

Test Radon Court Terme : Guide Complet 2025

Test Radon Court Terme : Guide Complet 2025

À retenir

  • Les tests radon court terme durent de 2 à 30 jours, offrant des résultats rapides mais moins précis que les tests à long terme

  • Santé Canada recommande un test à long terme d’au moins 3 mois, particulièrement entre octobre et avril

  • Les détecteurs à charbon actif permettent des mesures rapides de 2-7 jours, idéals pour les transactions immobilières urgentes

  • Un test court terme dépassant 100 Bq/m³ doit être validé par un test à long terme pour une évaluation précise, conformément aux directives officielles

  • Les résultats court terme donnent une valeur ponctuelle, pas une moyenne représentative annuelle du radon

Risques pour la Santé

Le radon est un gaz radioactif naturellement présent dans le sol, qui peut s’accumuler à l’intérieur des maisons et représenter un danger invisible pour la santé. Selon Santé Canada, le radon est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme, responsable d’environ 16 % des décès par cancer du poumon au Canada. Ce risque concerne aussi bien les fumeurs que les non-fumeurs, mais il est particulièrement élevé pour les personnes exposées à des concentrations élevées de radon sur une longue période.

L’inhalation du radon dans une maison permet à ce gaz de pénétrer dans les poumons, où il se désintègre en particules radioactives. Ces particules peuvent endommager les cellules pulmonaires et, avec le temps, augmenter significativement le risque de développer un cancer du poumon. Il est important de souligner que le radon n’est associé qu’au cancer du poumon et ne cause pas d’autres types de cancer.

La mesure du radon dans une maison est donc une étape essentielle pour évaluer les risques et protéger la santé de tous les occupants. Plus la concentration de radon est élevée et plus la durée d’exposition est longue, plus le risque pour la santé augmente. C’est pourquoi il est crucial de réaliser une mesure du radon fiable et, si nécessaire, de mettre en place des mesures correctives pour réduire l’exposition à ce gaz dangereux.

Radon dans une Maison

Le radon peut s’infiltrer dans une maison par de nombreux points d’entrée, notamment les fissures dans les fondations, les murs de sous-sol, les joints autour des tuyaux, les planchers et les vides sanitaires. Ce gaz, issu de la désintégration de l’uranium présent dans le sol, remonte naturellement vers la surface et peut s’accumuler à l’intérieur, surtout dans les sous-sols et les pièces situées au rez-de-chaussée.

Il est important de comprendre que la concentration de radon peut varier considérablement d’une maison à l’autre, même au sein d’un même quartier ou d’une même rue. Deux maisons voisines peuvent présenter des niveaux de radon très différents en raison de la nature du sol, de la configuration des fondations, de l’étanchéité des planchers et des habitudes de ventilation. Les maisons dotées de sous-sols ou de pièces en contact direct avec le sol sont généralement plus à risque d’accumuler des concentrations élevées de radon.

Pour cette raison, Santé Canada recommande de procéder à une mesure du radon d’au moins trois mois, idéalement pendant la saison de chauffage, afin d’obtenir une estimation précise de la concentration de radon dans chaque maison. Seule une mesure fiable permet de déterminer si des mesures correctives sont nécessaires pour protéger la santé des occupants.

Qu’est-ce qu’un test radon court terme ?

À propos du test court terme, il s’agit d’une méthode rapide pour évaluer la présence de radon dans une habitation, notamment lors de transactions immobilières ou pour une première estimation du risque.

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle, incolore et inodore, qui représente la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac. Au Québec seulement, ce gaz invisible est responsable de près de 1000 décès chaque année. Face à cette réalité préoccupante, la mesure du radon dans votre maison devient essentielle pour protéger votre santé et celle de votre famille.

Un test radon court terme consiste à mesurer la concentration de radon sur une période relativement brève, typiquement comprise entre 2 et 30 jours. Il est important de choisir une aire représentative de l’occupation réelle pour placer le détecteur, afin d’assurer la validité des résultats. L’opération de test doit durer entre 2 et 30 jours pour être représentative. Le test s’effectue à l’aide d’un dosimètre, un appareil conçu pour mesurer le taux de radon dans l’air intérieur. L’objectif principal est d’obtenir rapidement une indication du niveau de radon présent dans une habitation, particulièrement dans les sous-sols et au rez-de-chaussée où le gaz s’accumule naturellement. Il est essentiel de réaliser la mesure de façon rigoureuse pour garantir la fiabilité des résultats. À l’extérieur, le radon se dilue rapidement et ses concentrations sont très faibles, ce qui justifie la nécessité de mesurer à l’intérieur des bâtiments.

Cette approche de mesure de radon trouve son utilité principale lors de transactions immobilières nécessitant un résultat rapide. Contrairement aux tests à long terme qui s’étendent sur plusieurs mois, le test court terme fournit une estimation ponctuelle plutôt qu’une moyenne représentative annuelle. Cette distinction est cruciale pour comprendre les limites et les applications appropriées de cette méthode de détection.

La concentration de radon fluctue considérablement selon les saisons, les conditions météorologiques, et l’utilisation de la maison. Un test de radon à court terme capture uniquement un instantané de ces conditions variables, ce qui explique pourquoi Santé Canada recommande systématiquement les mesures à long terme pour une évaluation fiable du risque d’exposition.

Différence entre test court terme et test long terme

La distinction entre ces deux approches de mesure du radon va bien au-delà de la simple durée d’exposition. Comprendre ces différences vous permet de faire un choix éclairé selon votre situation spécifique.

Critère

Test Court Terme (2-30 jours)

Test Long Terme (3-12 mois)

Durée

2 à 30 jours

Minimum 3 mois, idéalement 12 mois

Précision

±10% à 7 jours pour 200 Bq/m³

±5% sur 2 mois pour 200 Bq/m³

Fiabilité

Fausses lectures jusqu’à 98% du temps

Fiabilité supérieure à 96%

Coût

50-100$ (souvent suivi d’un test long terme)

50-100$ (investissement unique)

Recommandation officielle

Non recommandé seul par Santé Canada

Recommandé par Santé Canada

Variabilité saisonnière

Non capturée

Entièrement capturée

Utilisation optimale

Transactions urgentes, vérification post-travaux

Évaluation définitive du risque

Critère

Test Court Terme (2-30 jours)

Test Long Terme (3-12 mois)

Durée

2 à 30 jours

Minimum 3 mois, idéalement 12 mois

Précision

±10% à 7 jours pour 200 Bq/m³

±5% sur 2 mois pour 200 Bq/m³

Fiabilité

Fausses lectures jusqu’à 98% du temps

Fiabilité supérieure à 96%

Coût

50-100$ (souvent suivi d’un test long terme)

50-100$ (investissement unique)

Recommandation officielle

Non recommandé seul par Santé Canada

Recommandé par Santé Canada

Variabilité saisonnière

Non capturée

Entièrement capturée

Utilisation optimale

Transactions urgentes, vérification post-travaux

Évaluation définitive du risque

À noter que certains laboratoires d’analyse des dosimètres sont situés aux États-Unis, ce qui garantit la certification et la fiabilité des résultats.

Les concentrations de radon varient dramatiquement selon les saisons. En hiver, lorsque les maisons sont hermétiquement fermées pour le chauffage, les niveaux peuvent être 2 à 10 fois plus élevés qu’en été. Cette variabilité explique pourquoi Santé Canada recommande d’effectuer les mesures pendant la saison de chauffage, particulièrement entre octobre et avril.

La technologie utilisée diffère également. Les tests court terme emploient souvent des détecteurs à charbon actif ou des moniteurs électroniques, tandis que les tests à long terme privilégient différents types de dosimètres, comme les détecteurs à traces alpha ou les chambres d’ionisation avec électret, chacun ayant ses spécificités pour garantir un diagnostic fiable. Ces appareils long terme sont spécifiquement conçus pour résister aux fluctuations environnementales et fournir une moyenne représentative. Pour les moniteurs électroniques de radon, il est important d’effectuer une mise à jour régulière (calibrage, firmware ou remplacement) afin d’assurer la précision et la fiabilité des mesures, conformément aux recommandations des fabricants et des organismes réglementaires.

L’Association pulmonaire du Québec et d’autres organismes de santé soulignent que seul un test d’au moins trois mois peut révéler l’exposition réelle au radon dans votre maison. Cette durée permet de couvrir les variations dues aux changements de pression atmosphérique, aux habitudes de ventilation, et aux modifications saisonnières dans l’utilisation des espaces.

Quand utiliser un test radon court terme

Malgré ses limitations, le test radon court terme conserve sa pertinence dans certaines situations spécifiques où la rapidité prime sur la précision absolue.

Transactions immobilières urgentes représentent le cas d’usage le plus fréquent. Lorsqu’un acheteur souhaite une évaluation rapide du radon avant la signature finale, un test de 2 à 7 jours peut fournir une indication préliminaire. Toutefois, cette mesure doit impérativement être suivie d’un test long terme pour une évaluation définitive.

Première évaluation exploratoire constitue un autre scénario approprié. Si vous n’avez jamais testé votre maison et souhaitez une première indication, un test court terme peut servir de point de départ. Cependant, peu importe le résultat obtenu, un test d’au moins trois mois reste nécessaire pour respecter les directives de Santé Canada.

Vérification post-travaux s’avère particulièrement utile après l’installation d’un système d’atténuation du radon ou des travaux de rénovation majeurs affectant la fondation. Dans ce contexte, le test court terme vérifie l’efficacité immédiate des interventions, bien qu’une validation long terme demeure recommandée.

Screening initial des sous-sols nouvellement occupés permet une évaluation rapide de nouveaux espaces habitables, notamment dans le vide sanitaire qui constitue une zone à surveiller pour l’accumulation de radon. Cette approche est courante dans les régions du Québec où les concentrations de radon sont historiquement élevées en raison de la géologie locale riche en uranium. Le radon provient en effet de la croûte terrestre, où l’uranium naturellement présent se désintègre et libère ce gaz radioactif.

Situations d’urgence où un niveau élevé est suspecté justifient également cette approche. Par exemple, si des mesures précédentes ont révélé des problèmes ou si des symptômes de santé inexpliqués apparaissent, un test rapide peut guider des actions immédiates tout en attendant une évaluation complète.

Types de détecteurs pour tests court terme

Le choix du détecteur influence directement la qualité et la rapidité des résultats. Chaque technologie présente des avantages spécifiques selon vos besoins et contraintes.

Détecteurs à charbon actif dominent le marché des tests courts. Ce type de dosimètre est utilisé pour des mesures de courte durée, généralement entre 2 et 7 jours, ce qui permet une opération rapide pour obtenir un aperçu initial de la concentration de radon. Ces appareils fonctionnent en capturant le radon sur du charbon activé pendant une période de 2 à 7 jours. L’analyse s’effectue ensuite par scintillation liquide dans un laboratoire certifié C NRPP. Leur principal avantage réside dans leur rapidité d’analyse et leur coût abordable d’environ 50 dollars. Cependant, leur sensibilité aux conditions d’humidité peut affecter la précision des mesures.

Chambres d’ionisation avec électret offrent une alternative polyvalente permettant des mesures de durée variable. Il existe différents dosimètres adaptés à chaque opération de mesure, qu’il s’agisse de tests à court ou à long terme. Ces détecteurs mesurent la variation de charge électrique induite par les rayonnements du radon. Bien qu’ils puissent fonctionner en court terme, leur précision optimale s’obtient sur des périodes plus longues. Le coût varie entre 75 et 100 dollars, incluant l’analyse en laboratoire.

Moniteurs électroniques de radon (MER) représentent la technologie la plus avancée pour les mesures immédiates. Ces appareils fournissent des résultats en temps réel avec des moyennes horaires, journalières et hebdomadaires. L’opération recommandée pour ce type de dosimètre est généralement de plusieurs jours à plusieurs semaines afin d’obtenir des données représentatives. Malgré leur prix plus élevé (200 à 500 dollars), ils offrent l’avantage de voir immédiatement l’évolution des concentrations. Toutefois, même avec ces appareils sophistiqués, une validation par test long terme reste nécessaire pour toute décision importante.

La certification des laboratoires d’analyse constitue un critère essentiel. Au Canada, recherchez la certification du Programme national de compétence sur le radon pour le Canada (PNCR-C) qui garantit la qualité et la fiabilité des résultats. Cette certification assure que les procédures d’analyse respectent les normes nationales et que les résultats sont comparables entre différents laboratoires.

La facilité d’utilisation varie selon le type de détecteur. Les détecteurs à charbon actif requièrent simplement un placement approprié et un envoi postal, tandis que les moniteurs électroniques nécessitent parfois une programmation et une connexion pour récupérer les données. Cette simplicité explique pourquoi les détecteurs passifs restent populaires pour les mesures ponctuelles. Les dosimètres, qu’ils soient passifs ou électroniques, sont essentiels pour effectuer des tests précis et fiables dans différents espaces intérieurs.

Avantages et inconvénients des tests court terme

Avantages

Rapidité des résultats constitue l’atout majeur des tests court terme. En quelques jours à quelques semaines, vous obtenez une première indication du niveau de radon dans votre demeure. Cette rapidité s’avère cruciale lors de transactions immobilières où les délais sont serrés ou lorsqu’une préoccupation urgente de santé nécessite une évaluation rapide.

Coût d’entrée abordable rend cette option accessible au plus grand nombre. Avec environ 50 dollars pour un détecteur à charbon actif, le test court terme permet un dépistage initial sans investissement majeur. Cette accessibilité financière encourage plus de personnes à effectuer une première évaluation du radon dans leur maison.

Facilitation des décisions immobilières représente un avantage pratique indéniable. Lors de l’achat d’une maison, particulièrement dans les régions du Québec où les sols riches en uranium posent des risques élevés, un test rapide peut influencer les négociations ou orienter vers des inspections plus approfondies.

Dépistage initial efficace permet d’identifier rapidement les situations nécessitant une attention particulière. Si un test court terme révèle des niveaux préoccupants, cela justifie immédiatement l’investissement dans un test long terme et peut motiver des mesures préventives temporaires.

Inconvénients

Précision limitée constitue la principale faiblesse de cette approche. Les concentrations de radon fluctuent énormément selon la météo, la pression atmosphérique, et l’utilisation de la maison. Un test de quelques jours ne peut pas capturer ces variations naturelles, créant un risque important de sous-estimation ou de surestimation du niveau réel.

Influence des conditions ponctuelles peut fausser dramatiquement les résultats. Par exemple, un test effectué pendant une période de forte ventilation naturelle (temps venteux) ou lors d’une utilisation inhabituelle du système de chauffage peut donner des résultats non représentatifs de l’exposition habituelle.

Nécessité de confirmation double finalement le coût de l’opération. Santé Canada recommande systématiquement un test long terme pour valider tout résultat court terme, particulièrement si celui-ci dépasse 100 Bq/m³. Cette double mesure peut représenter un investissement total supérieur à un test long terme initial.

Non-conformité aux recommandations officielles pose un problème de légitimité. Les directives canadiennes et québécoises privilégient clairement les tests d’au moins trois mois. Se fier uniquement à un test court terme ignore ces recommandations basées sur des décennies de recherche scientifique.

Risque de fausse sécurité représente peut-être le danger le plus sérieux. Un test court terme montrant un faible niveau peut rassurer à tort, alors que l’exposition réelle annuelle pourrait être dangereuse. Cette situation peut retarder la mise en place de mesures d’atténuation nécessaires et prolonger une exposition nocive au radon.

Comment effectuer correctement un test court terme

La qualité des résultats dépend directement du respect de protocoles spécifiques. Une mise en place incorrecte peut invalider complètement la mesure, rendant l’investissement inutile.

Sélection de l’emplacement optimal constitue la première étape critique. Placez le détecteur dans la pièce la plus basse occupée au moins 4 heures par jour, généralement le sous sol ou le rez de chaussée. Il est essentiel de choisir une aire représentative de l’occupation réelle afin d’obtenir des résultats fiables. Évitez absolument la cuisine, les salles de bains, et les espaces de rangement non occupés. La terre sous les fondations libère le radon qui s’accumule d’abord dans ces espaces inférieurs.

Positionnement précis du détecteur requiert le respect de distances spécifiques. Placez l’appareil à au moins 40 centimètres des murs intérieurs, 1 mètre des fenêtres et portes extérieures, et loin de toute source de chaleur comme les radiateurs ou conduits de chauffage. Une hauteur de 50 centimètres à 2 mètres du plancher assure une mesure représentative de l’air ambiant.

Conditions environnementales contrôlées influencent directement la fiabilité. Maintenez fenêtres et portes fermées pendant au moins 12 heures avant et durant tout le test, sauf pour les entrées et sorties normales. Évitez d’utiliser intensivement les ventilateurs ou systèmes de ventilation qui pourraient artificiellement réduire les concentrations.

Période de mesure optimale maximise la représentativité des résultats. Effectuez le test pendant la saison de chauffage, idéalement entre octobre et avril, lorsque la maison est naturellement moins ventilée. Cette période reflète mieux les conditions de concentration maximale du gaz.

Documentation et suivi assurent la traçabilité de la mesure. Notez la date de début, l’emplacement exact, et toute condition particulière (travaux, ventilation inhabituelle, météo extrême). Cette information aide à interpréter les résultats et peut être cruciale si des questions surgissent ultérieurement.

Procédure d’envoi doit respecter scrupuleusement les instructions du fabricant. Scellez le détecteur selon les directives, utilisez l’emballage fourni, et expédiez rapidement au laboratoire. Tout délai peut affecter la précision de l’analyse, particulièrement pour les détecteurs à charbon actif sensibles à la dégradation.

Le délai de réception des résultats varie de 1 à 2 semaines selon le laboratoire choisi. Certains proposent des services express moyennant un coût supplémentaire. Assurez-vous de choisir un laboratoire certifié PNCR-C pour garantir la qualité de l’analyse et la validité des résultats. Pour consulter vos résultats ou obtenir des instructions détaillées, rendez-vous sur le site web du laboratoire ou sur la page dédiée à cet effet.

Interprétation des résultats de test court terme

Comprendre et contextualiser correctement les résultats constitue une étape aussi importante que la mesure elle-même. Une mauvaise interprétation peut conduire à des décisions inappropriées concernant votre santé et celle de votre famille.

Avant d’aller plus loin, il est normal de se poser la question de l’interprétation des résultats : comment savoir si le taux mesuré est préoccupant et quelle réponse adopter selon la situation ?

Seuil de référence canadien s’établit à 200 Bq/m³ comme moyenne annuelle dans une habitation. Le taux de radon mesuré doit donc être comparé à cette moyenne annuelle recommandée. Santé Canada recommande des actions d’atténuation lorsque cette concentration est dépassée. Cependant, il est crucial de comprendre que ce seuil s’applique à une moyenne annuelle, pas à une mesure ponctuelle de quelques jours.

Résultats inférieurs à 100 Bq/m³ peuvent sembler rassurants mais nécessitent une interprétation prudente. Ces niveaux bas peuvent refléter des conditions temporaires favorables (forte ventilation, haute pression atmosphérique) plutôt que la situation annuelle réelle. Un test long terme reste recommandé pour confirmer que l’exposition chronique demeure effectivement faible.

Zone grise de 100 à 200 Bq/m³ exige absolument une validation par test long terme. Cette plage peut indiquer soit un niveau acceptable soit un problème significatif selon les variations saisonnières. Les fluctuations naturelles peuvent facilement faire passer une maison de cette zone vers des concentrations dangereuses durant certaines périodes de l’année.

Résultats dépassant 200 Bq/m³ déclenchent une alerte nécessitant une action immédiate. Commencez simultanément un test long terme pour confirmation et envisagez des mesures temporaires d’atténuation : amélioration de la ventilation, ouverture régulière des fenêtres (selon la saison), et utilisation de ventilateurs d’extraction dans les sous sols. La réponse appropriée dépendra du taux mesuré et de la confirmation par un test long terme.

Facteurs d’influence à considérer incluent la période de mesure, les conditions météorologiques, et l’activité dans la maison. Un test effectué durant une tempête de neige avec toutes les ouvertures scellées donnera des résultats différents d’une mesure par temps doux avec ventilation naturelle. Ces variations expliquent pourquoi l’Association pulmonaire du Québec insiste sur l’importance des tests longs.

Contexte régional apporte des nuances importantes à l’interprétation. Certaines régions du Québec présentent naturellement des concentrations plus élevées en raison de leur géologie riche en uranium. Dans ces zones, même un résultat court terme modéré peut indiquer un risque saisonnier significatif nécessitant une surveillance continue.

L’importance cruciale est de ne jamais se fier uniquement aux résultats court terme pour des décisions définitives concernant votre santé. Ces mesures ponctuelles servent d’indicateurs préliminaires, mais seul un test d’au moins trois mois peut révéler l’exposition réelle au radon dans votre maison selon les normes de Santé Canada.

Prévention et Mesures Correctives

Pour réduire les concentrations de radon dans une maison, il existe plusieurs solutions efficaces, adaptées à la configuration de chaque demeure. La première étape consiste toujours à effectuer une mesure du radon fiable afin de connaître la concentration réelle dans l’air intérieur. Si les résultats révèlent une concentration supérieure au seuil recommandé par Santé Canada, il est essentiel d’agir rapidement pour limiter les risques pour la santé.

Les mesures correctives les plus courantes incluent l’installation d’un système de dépressurisation du sol, qui permet d’extraire le radon avant qu’il ne pénètre dans la maison. Ce système consiste généralement en un tuyau installé sous la dalle du sous-sol, relié à un ventilateur qui évacue le gaz vers l’extérieur. D’autres interventions peuvent consister à sceller les fissures et les joints dans les fondations et les planchers, ou à améliorer la ventilation des sous-sols et des vides sanitaires pour diluer la concentration de radon.

Il est fortement recommandé de faire appel à un professionnel certifié pour évaluer la situation et mettre en place les mesures correctives les plus adaptées à votre maison. Après l’installation de ces solutions, il est indispensable de réaliser une nouvelle mesure du radon pour vérifier l’efficacité des travaux et s’assurer que la concentration est bien redescendue sous le seuil recommandé.

La prévention et la correction des concentrations de radon dans une maison sont des démarches essentielles pour protéger la santé des occupants et réduire les risques de cancer du poumon liés à l’exposition à ce gaz. N’oubliez pas que chaque maison est unique : seule une mesure précise du radon permet de déterminer les actions à entreprendre.

Questions fréquemment posées (FAQ)

FAQ : question et réponse sur les tests de radon

Dans cette section, chaque question fréquente est suivie de sa réponse afin de vous guider dans vos démarches concernant le radon.

Question : Un test court terme peut-il remplacer un test long terme ?

Réponse : Non, Santé Canada recommande systématiquement un test d’au moins 3 mois pour une évaluation fiable du niveau de radon annuel dans votre maison. Les concentrations de radon fluctuent dramatiquement selon les saisons, et seule une mesure longue capture ces variations essentielles. Un test court terme ne donne qu’un instantané ponctuel qui peut être trompeur jusqu’à 98% du temps selon les études de l’Evict Radon National Study.

Question : Que faire si mon test court terme dépasse 200 Bq/m³ ?

Réponse : Commencez immédiatement un test long terme pour confirmation et envisagez des mesures temporaires comme l’amélioration de la ventilation en attendant les résultats définitifs. Contactez un spécialiste en atténuation du radon pour discuter des options disponibles. Ne paniquez pas, mais prenez la situation au sérieux car le radon est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac.

Question : Mon test court terme effectué en été montre 50 Bq/m³, suis-je en sécurité ?

Réponse : Pas nécessairement. Les niveaux de radon sont généralement 2 à 10 fois plus élevés en hiver lorsque les maisons sont moins ventilées. Un test pendant la saison de chauffage pourrait révéler des concentrations bien plus importantes, potentiellement dangereuses. C’est pourquoi l’Association pulmonaire du Québec recommande de tester entre octobre et avril pour obtenir une évaluation représentative.

Question : Puis-je faire plusieurs tests court terme au lieu d’un test long terme ?

Réponse : Cette approche n’est pas recommandée car elle ne capture toujours pas les variations saisonnières complètes et coûte finalement plus cher. Un seul test long terme de 3 à 12 mois reste plus fiable, plus économique, et respecte les directives officielles de Santé Canada. De plus, l’analyse de multiples tests courts peut créer une fausse impression de précision alors que chaque mesure individuelle reste peu fiable.

Question : Les détecteurs électroniques temps réel sont-ils plus fiables pour les tests courts ?

Réponse : Bien que les moniteurs électroniques fournissent des données continues intéressantes, ils ne résolvent pas le problème fondamental de variabilité saisonnière des tests courts. Même avec des données horaires, une période de mesure de quelques jours ou semaines ne peut pas prédire l’exposition annuelle réelle. Ces appareils sont excellents pour comprendre les fluctuations quotidiennes et l’impact de différentes conditions, mais nécessitent toujours une validation par test long terme pour toute décision importante concernant l’atténuation du radon.

Pour plus d’informations, consultez la page dédiée à la FAQ sur notre site web.

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David Gingras

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